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vendredi 24 juillet 2009

Des nouvelles de Fred

Ah bah oui, au fait, pendant que je fonds à Fès sous la canicule, qu'est-ce qu'il fait Fred?

Il fait des trucs par ici...

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(une émission de contes pour le Ramadan)

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... et, étonnamment, par là.

Femmes du Maroc... le numéro avec Fred dedans

(aux côtés de Sami Yusuf, l'idole des filles, il répond à la question "Qu'est-ce que le sacré?)

Fred dans Femmes du Maroc

dimanche 12 juillet 2009

Où boire une bière à Fès : le bar du MAS

Acheter de l'alcool à Fès est très facile; comme dans les autres grandes villes du Maroc, on peut s'en procurer dans presque tous les supermarchés, dans les magasins d'alcools, et dans certaines épiceries.
Mais boire un verre dans un endroit agréable ? Pas si évident.

D'abord, il faut exclure la plupart des bars des hôtels, ou pour touristes, parce que c'est cher. Et qu'en plus c'est souvent pas là où il y a la meilleure ambiance.

Ensuite, parce que le Maroc est un pays musulman, et que l'alcool y est tabou. Attention, ça ne veut pas dire que personne n'en boit. Juste que, à l'exception d'un certain milieu aisé et occidentalisé, on ne boit pas d'alcool en famille, et pas pendant les repas. Autant dire qu'on ne vient pas dans les bars juste pour boire un verre ou deux, mais plutôt pour finir la soirée sous la table, et le porte-monnaie vide (vraiment, je pense que boire un ou deux verres seulement dans un bar marocain est considéré comme une insulte par le propriétaire). L'ambiance dans les bars est donc souvent... très très glauque (et il n'y a que des hommes).

Les choses sont différentes à Casa ou à Rabat, ou, j'imagine, à Marrakech. Mais Fès est une ville plus traditionnelle, et la vie nocturne n'est pas très développée.

Mais on trouve quand même quelques endroits sympas.

Le premier où je vous emmène : le bar du MAS.

Le MAS, je sais pas si vous connaissez, c'est un club de sport fassi. Son activité la plus connue est le foot.
Mais ils font aussi d'autres choses au MAS.
1. Ils jouent à la pétanque.
2. Ils vendent de la bière.

Le club est financé par la vente d'alcool dans le bar. En plus, l'état leur permet de vendre de l'alcool détaxé. C'est donc le bar le moins cher de Fès. Et il n'est pas réservé qu'aux membres du club.

Au bar du MAS, on boit une bière (10 dirhams) ou de vin (la bouteille de Guerrouane est à 65 dirhams) en regardant les membres du club jouer à la pétanque, dans une cour plantée d'arbres.
Il y a aussi les familles de chats qui peuplent le bar, les vendeurs d'amandes, les tajines de kefta délicieux (30 dirhams), et les lampadaires qui ressemblent à des lampions dans les arbres.


Venez y faire un tour, ça vaut le coup.






Je connais pas l'adresse. C'est dans la rue de l'institut français. En arrivant de la Fiat, il faut continuer tout droit, et c'est à gauche, dans un angle. Attention, il y a plusieurs bars dans le club, dont certains où, croyez-moi, il vaut mieux ne pas aller. Prenez l'entrée principale, dans un angle.

vendredi 10 juillet 2009

Une maison en terre au Maroc : et un ange gardien

Sans son ange gardien, notre maison en terre aurait-elle des murs aussi blanc ? Une cour aussi propre ? Des plantes en aussi bonne santé ? Un gazon aussi vert ?

Merci, merci, choukran, Fouad.


mercredi 8 juillet 2009

Un spectacle à Fès : La fontaine de la Fiat

Les Fassis aiment les fontaines.
Beaucoup.
Alors, depuis que la fontaine psychédélique de La Fiat (officiellement la place des Alaouites) a été mise en marche, tous les soirs une foule se forme autour du rond-point pour voir la fontaine danser et changer de couleur au rythme de la musique.
Dimanche soir on était de la partie.

Vous êtes prêts ? On y va....







Si vous voulez vraiment expérimenter complètement le mystérieux pouvoir de fascination de la fontaine, c'est par ici.

dimanche 5 juillet 2009

La vie dans une maison en terre au Maroc : Ouled Emgatel, il y a trois ans


A l'heure où la maison est à nouveau en travaux, c'est étrange de regarder à nouveau ces photos prises fin juin 2006... de voir le chemin parcouru, les choses qui ont été ajoutées (le mur autour de la cour, le gazon, les arbres), ou enlevées (l'escalier à l'extérieur).

En tout cas on va essayer, avec nos petits moyens, de faire mieux, plus grand, plus lumineux, plus facile à vivre - parce que les sols en terre, bon, c'est pas notre truc finalement...



samedi 4 juillet 2009

Les élections communales au Maroc : un homme politique à Ouled Emgatel ?

Le 12 juin dernier, à Ouled Emgatel, il y avait un candidat aux élections communales marocaines que nous préférions à tous les autres...

Abdelali, le troisième fils de Mohammed, notre voisin, qui se présentait au sein du parti de l'Istiqlal.



Je ne sais pas si il a gagné... les nouvelles voyagent parfois très lentement entre Ouled Emgatel et Fès.

Mais je vous tiens au courant.

Edit : Abdelali n'a pas été élu, mais son parti a remporté les élections dans la région. Le fils de Mohammed participe donc à de nombreuses réunions, et caetera. On peut dire qu'on a un homme politique à Ouled Emgatel.

vendredi 26 juin 2009

La Lorraine rend visite à Fès : Rencontre des Frères F. Toussaint avec la confrérie soufie des Hamadcha

Les Frères F. Toussaint, des amis de Nancy, viennent de passer dix jours en résidence à l'Institut Français de Fès avec les Hamadchas (et Fred).
Résultat : une soirée étonnante où la contrebasse de Manu et les percus de Julien ont rencontré les danses et les musiques des soufis marocains.








jeudi 18 juin 2009

Deux semaines dans un hôpital public marocain : L'histoire de Bachir

Bachir était donc à l'hôpital. Sa mère et Aziz, son ami d'enfance, avaient réussi à le faire amener jusqu'à Fès.

Et là, on ne pouvait plus rien faire pour lui. Faute de matériel, les médecins étaient incapable de le diagnostiquer. Il fallait l'emmener à Rabat, et vite.

Fred avait passé l'après-midi avec Bachir et Aziz, à attendre qu'une place se libère à l'hôpital de la capitale.

Une ambulance était venue chercher Bachir. Seul Aziz avait pu l'accompagner. De toute façon, dans les familles pauvres du Maroc, c'est aux hommes d'accompagner les malades dans des cas comme ça. La maman de Bachir est rentré à Ouled Tahar, toute seule. À attendre de nos nouvelles.

 

On nous avait dit que l’hôpital public de Rabat était le plus grand hôpital du Maroc.

On savait que Rabat est une ville moderne, beaucoup plus moderne que Fès la traditionnelle.

Dans la voiture, en chemin vers la capitale, on était plein d’espoir. Mais, surtout, on était soulagé. Soulagé d’avoir quitté Fès.

Et on imaginait l’hôpital. Plus grand, avec plus de personnel, mieux équipé, mais surtout plus digne que celui de Fès.

 

Qu’est-ce qu’on avait tort.

 

Dès la minute où on a mis les pieds dans l’hôpital, on a compris.

 

 photo : ortizmj12

Pas d’infirmière, à part un très vieil homme dont le rôle était de ne rien faire du tout, dans la salle des urgences neurologiques – où Aziz nous attendait, qui essayait de calmer Bachir, délirant de douleur, et qui l’empêchait de tomber de son brancard.

Un seul médecin dans les urgences. Qui devait admettre les patients, les diagnostiquer, les orienter vers les services appropriés et opérer au bloc opératoire.

Pas de téléphone dans le service des urgences neurologiques. Je veux dire, pas de téléphone pour le personnel. Donc quand Hugues, le médecin de garde, nous a dit qu’il fallait faire à Bachir une échographie du cœur, et qu’il fallait aller dans une clinique privée pour ça, le surveillant a été téléphoner à un ambulancier dans une cabine téléphonique à l’extérieur de l’hôpital.

Pas de pharmacie dans l’hôpital. Pas de médicaments du tout dans l’hôpital. Quand on est revenu de la clinique privée vers 2 heures du matin, ayant écarté l’hypothèse de la malformation cardiaque, Bachir était dans un état lamentable. Depuis son départ de Fès, à 16 heures, personne ne lui avait donné de calmants ou d’antidouleurs. Fred a dû aller en pleine nuit, dans une ville inconnue, trouver une pharmacie de garde – et cela deux fois, parce qu’il manquait quelque chose sur la première ordonnance.

 

Et à trois heures du matin, Bachir a finalement été admis dans le service de neurologie.

Pas de draps sur les lits. Pas d’oreillers non plus. Pas de médecin de garde – c’était la nuit.

Des murs à moitié moisis.

On a donné à Bachir un lit à moitié déglingué. Et il bougeait beaucoup, beaucoup, dans sa douleur.

L’infirmière l’a attaché au lit avec une bande.

Ne lui pas donné de médicaments. Parce qu’on ne pouvait rien faire avaler à Bachir, évidemment.

Nous a dit qu’il fallait attendre le médecin de garde pour lui injecter un calmant.

(Mais, vous vous souvenez, le médecin de garde était en bas dans les urgences, entre le bloc opératoire et la dizaine de patients qui l’attendait.)

On s’est énervé. Bachir aussi, à sa manière. Au bout d’un moment, les insultes que Bachir hurlait ont eu raison de l’infirmière, et elle lui a fait l’injection.

 

Et on a laissé Bachir et Aziz, parce qu’on ne pouvait rien faire de plus. L’artériographie était prévue pour le lendemain matin.

Elle a failli ne pas avoir lieu parce que une infirmière a donné du yaourt à Bachir le matin, alors qu’il devait être à jeun pour l’examen.

Imaginez notre consternation quand on est arrivé à l’hôpital et qu’on nous a dit ça.

Mais le médecin nous a dit de ne pas le mentionner, et l’artériographie s’est bien passé.

 

36 heures après que Bachir s’est effondré, on avait enfin un diagnostic – une malformation du cerveau avait provoqué un saignement. C’était plutôt optimiste.

 

Le pire, dans le système de santé public marocain, c’est, je crois, la solitude.

Personne ne vient vers vous pour vous soigner. On attend, on attend, et on attend. Il faut insister, râler, menacer. La plupart des gens qu’on a vu à l’hôpital semblent complètement résignés. Une collègue de travail m’a expliqué que les patients ont peur que les médecins ne les soignent pas du tout si ils se mettent colère. Les histoires de corruption abondent - détournement de médicaments par certains médecins, opérations réalisées contre bakchich. Le système est très malade.

 

Et il vaut mieux ne pas être seul, ou pauvre, quand on a un accident au Maroc.

Tout d’abord, parce que personne ne fait d’examen ou n’opère un patient qui n’a pas payé au préalable. Pour la plupart des gens, c’est vrai, les soins et les consultations sont gratuits dans les hôpitaux publics – la grande majorité de la population marocaine est considérée « indigente », et cela donne droit à cette gratuité. Mais il faut quand même payer le matériel. Et ça coûte cher.

Que se passe-t-il quand arrive un patient tout seul ? Ou des familles qui n’ont pas d’argent ? Et bien, on ne les soigne pas.

 

La deuxième chose, parce administrer des médicaments ou laver les malades ne fait manifestement pas partie des compétences des infirmières, les malades sont toujours accompagnés d’un membre de leur famille qui campe littéralement à côté du lit du malade. Et qui, donc, fait le travail d’une infirmière. Dans la chambre de Bachir, il y avait un aussi un petit garçon. Son père était là depuis 15 jours, sans être sorti de l’hôpital. Encore une fois, je ne sais pas ce qui se passerait pour quelqu’un qui n’a pas de famille.

Aziz a passé plus de deux semaines à l’hôpital. C’est lui qui a donné son traitement à Bachir. C’est lui qui l’a lavé, accompagné aux toilettes et nourrit pendant tout ce temps. C’est lui qui l’a pris dans ses bras quand il avait des crises de délire. C’est lui qui a dormi à côté de lui, dans le lit déglingué, pendant tout ce temps. Qui a acheté les médicaments, parlé aux docteurs.

Imaginez le courage de Aziz. Qui n’a pas dormi de la nuit pendant ces deux semaines, à cause des cris de Bachir. Qui n’est quasiment pas sorti de l’hôpital, sauf pour acheter des médicaments et des yaourts. Imaginez. La chambre avec quatre malades, accompagnés d’un père ou d’un fils. La petite salle de bain. Les cris de Bachir la nuit qui réveillait tout le monde.

 

Aziz et Bachir

Tout cela met tellement en colère. Parce que tout n’est pas mauvais dans ces hôpitaux. Le matériel pour les examens est très moderne – quand finalement on peut y accéder, après des heures, voire des jours d’attente. Les chambres sont grandes, agréables et lumineuses. Mais elles ont désespérément besoin d’être rénovées.

Les médecins, qui sont pour une bonne part étrangers – venant d’Afrique de l’ouest - , sont compétents. Les infirmières aussi, sûrement. Mais elles sont tellement dépassées, et elles manquent tellement de matériel qu’elles en deviennent presque inutiles. Le budget des hôpitaux publics est trop bas, bien trop bas.

 

Je sais, évidemment, qu’on n’a pas vu la face la plus noire du système, parce qu’on est français, et que la discrimination positive a joué, aussi bien à l’hôpital public qu’à la clinique privée.

 

Et Bachir ? Il va de mieux en mieux. Ça parait complètement incroyable qu’il ait pu récupérer comme ça. Parfois, il semble retomber en enfance, et se met à avoir peur du noir, lui qui auparavant n’avait jamais peur de rien. On ne sait pas si il sera capable de retravailler un jour.

Et il est convaincu, mais convaincu, d'avoir passé quatre mois à l'hôpital.

lundi 8 juin 2009

La vie dans un petit village au Maroc : l'histoire de Bachir

Vous connaissez Bachir.

Ou peut-être pas encore.

C'est notre ami, un des deux gardiens de notre maison, qu'on connait depuis qu'il a quatorze ans. À l'époque on l'avait engagé, avec sa mère, pour qu'ils fassent le crépi de la pièce qui est aujourd'hui notre bureau. Yassine, un autre ami, qui est responsable de notre venue à Ouled Emgatel – sa famille en est originaire – nous l'avait présenté. On a tout de suite eu confiance en lui et, avec Fouad, le fils de nos voisins, il est devenu gardien de notre maison en terre, mais aussi constructeur, jardinier et gardien de chats à l'occasion (bien que ce ne soit pas ce qu'il fait de mieux...).


Photo Gabriel Feret

La famille de Bachir est une des plus pauvres d'Ouled Tahar, le village où il habite, juste en face d'Ouled Emgatel. Son père a plus de soixante-dix ans, sa mère travaille toute la journée pour entretenir la maison, faire à manger, faire le pain, aller chercher des brindilles pour faire le feu, et à manger pour leurs animaux. Elle est originaire des montagnes du Rif, et sa famille à elle est plus aisée que celle de son mari. Mais ils ne lui donnent quasiment rien, à part quelques gros sacs d'olives qu'elle ramène des montagnes de temps en temps.


Vous avez déjà vu son petit frère, Smaïn. Il y a aussi un grand frère, parti tenter sa chance à Casablanca, et qui est devenu gardien de parking.

Tout à gauche, Mohammed, le grand frère de Bachir


Bachir est le gagne-pain de la famille. C'est grâce à lui qu'ils ont pu acquérir une vache. Son travail dans notre maison lui donne un petit revenu, et nous l'avons toujours aidé quand il avait besoin d'acheter des médicaments ou de rembourser son emprunt. Smaïn est encore trop jeune pour travailler dans les champs, et leur père est trop âgé pour faire autre chose qu'aller chercher de l'eau au puits.

Bachir fait partie des moins chanceux, dans cette région où la vie est dure pour tout le monde.

Sa famille n'a pas de terre. Son frère ainé étant à la ville, et son père incapable de subvenir aux besoins de la famille, il est, à 19 ans (enfin, je pense. Sur sa carte nationale c'est écrit qu'il est né en 1981, ce qui est totalement absurde évidemment, mais il est courant que Maroc que les gens ne connaissent pas leur année de naissance), à 19 ans, il est responsable de sa famille.

Comment décrire Bachir ? Comme un jeune homme de confiance, intelligent, fort, qui n'a jamais été à l'école de vie – contrairement à Fouad, qui sait lire -, analphabète, et, comment dire... nature. L'année dernière, quand on faisait les travaux dans la maison, Fred et moi on rigolait pas mal de le voir entrer dans la maison sans frapper à la porte, ni dire bonjour, ni sourire. Le matin, il ne faut pas lui parler. Il est comme ça. Tout le monde le sait. Et puis, quand la journée avançait, le kif aidant, il se réveillait, devenait plus social, et à midi il racontait des blagues à table.


Malheureusement, on ne sait pas si on retrouvera un jour ce Bachir-là.

Il y a un mois et demi, après avoir fabriqué des briques pendant toute la journée, il a dit avoir mal à la tête, et s’est écroulé. Le verdict est tombé quelques heures plus tard, à Fès : attaque cérébrale.

Mon prochain billet sera consacré à la nuit infernale que nous avons passée à Rabat. Une nuit de consternation et de douleur. Mais sachez que Bachir va aujourd’hui beaucoup, beaucoup mieux, et qu’il a pu rentrer auprès de sa famille après plus de semaines d’hôpital. Même si il est très faible, il marche et parle. C’est déjà ça. Peut-être qu’un jour on retrouvera l’ancien Bachir. Peut-être.

samedi 6 juin 2009

Une maison en terre au Maroc : des idées plein la tête

Encore quelques photos de notre maison en terre marocaine. Où on voit qu'on a plein plein de briques de terre.

Et plein de projets qu'on espère enfin pouvoir réaliser cet été.

On s'est rendu compte qu'il était impossible pour nous de vivre à la maison à plein temps, en hiver comme en été. On a besoin de plus d'électricité, d'une bonne connexion internet. Depuis le mois d'octobre, à cause des pluies qui ont rendu les pistes impraticables, on n'a pas passé une seule nuit à Ouled Emgatel. Bachir et Fouad se sont occupé de la maison, et y ont habité tout ce temps.

On se rend bien compte que ça ne peut plus continuer comme ça. Alors on refait et on agrandit, pour qu'on puisse à nouveau y vivre sans camper, et que les garçons aient une pièce pour eux, où ils puissent mettre leurs affaires et s'isoler de leurs familles.

Donc voilà.

Juste tout plein de briques pour l'instant...







Les animaux d'Ouled Emgatel

Le jardin d'Ouled Emgatel

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