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mercredi 29 avril 2009

Innondations au Maroc : les murs en souffrance de notre maison d'Ouled Emgatel

Chaque retour à la campagne me rappelle les inondations, et la nuit où nous avons dormi dans le bureau, de peur que les murs de notre chambre soient emportés par le torrent infernal de boue qui déboulait de la colline.

Ce qui s’est passé ces huit derniers mois peut se lire sur les murs de la maison.

C’est une histoire un peu triste…

Une histoire douloureuse…

L’histoire de ce qu’on avait construit, qu’il allait falloir reconstruire…

L’histoire d’une maison en terre qui avait changé de visage.

jeudi 23 avril 2009

Le conteur, sa guitare, et un millier de petites oreilles

Grand jour pour Fred… un nouveau spectacle de contes pour enfants commandé par l'institut français de Fès, en français et en arabe, pour la toute première fois !

- et comme vous l'avez peut-être remarqué, la maison d'Ouled Emgatel figure aussi (un petit peu) dans le programme !

vendredi 17 avril 2009

Une bonne nouvelle, et une autre bonne nouvelle à Ouled Emgatel

Alors, je commence par laquelle ?

D’abord, comme promis par les voisins, et le soleil qui n’arrête pas de briller, la route a séché. Elle restera praticable, même si il pleut à nouveau, parce que la terre est sèche en profondeur - enfin, elle restera praticable jusqu’en octobre, au moins.

C’est une très, très bonne nouvelle évidemment. Mais on ne peut pas vivre dans la maison pour l’instant. Je ne peux pas vivre dans la maison - Fred s'accommoderait sans doute du manque d’eau courante (la pompe est cassée), des sols humides, des murs de la salle de bain qui menacent de s’écrouler, et des mille autres petites choses qui témoignent de l’intensité des pluies de ces derniers mois.

On restera donc à Fès tant que tout ça ne sera pas réglé.

Et ça le sera bientôt, certainement, parce qu’on a des plans pour tout refaire, et même plus.

Ce qui m’amène à la deuxième bonne nouvelle.

Le puits est plein. Il n’a jamais été aussi plein. Les habitants ont un sourire jusqu’au oreilles quand ils en parlent.

Et nous aussi on est content. Parce qu’avec l’eau, on - oui, on vit, on se lave, on mange, et tout et tout. Mais aussi on fait des briques.

Et donc, officiellement, la reconstruction, et l’agrandissement, de la maison en terre d’Ouled Emgatel est lancée.

(L’agrandissement ? oui, on est fous. Mais il nous faut une pièce en plus, pour Fouad et Bachir, qui passent de plus en plus de temps à la maison, et qui ont, jusqu’à présent, dormi dans la salle à manger…)

Tout ça va prendre du temps. Avec l’eau du puits, les garçons ont construit des briques - et ensuite, quand on aura le temps et l’argent, on construira une nouvelle pièce. Pour l’instant, on a des briques, et bientôt, un nouveau toit.

Pas de photo de tout ça, juste une photo prise depuis la voiture, sur la route d’Ouled Mgatel.

jeudi 26 mars 2009

Angham, et le plus célèbre habitant d'Ouled Emgatel



Oui, Fred sur Angham, parlant des Hamadcha en arabe, essayant de ne pas être trop déstabilisé par les blagues du comique à sa droite.
Ou, comment il est devenu célèbre...

jeudi 19 mars 2009

La vie à Fès : un déménagement, et une montagne

Pffiouh… Excusez le rythme chaotique du blog ces derniers temps, mais, voyez-vous, on a encore déménagé.

Ce n’est pas que Saada - le quartier où nous habitions - ne nous plaisait plus. Ce n’est pas la tranquillité de ce quartier, où la vie est un peu comme dans la médina de Fès, qui nous a lassés. . Ce ne sont pas non plus les cris du voisin alcoolique, la vétusté de la cuisine ou l’absence de baignoire dans l’appartement qui nous ont chassés.


Non, rien de tout ça.

C’est encore un coup de la pluie.

Qui a littéralement fait moisir l’appartement.

Je vous laisse imaginer (pas de photos, je ne veux pas vous indisposer).

Un déménagement plus tard, tout va bien (et, au fait, il ne pleut plus… du tout…).

Et maintenant, de ma cuisine, je peux voir le mont Zalagh - rien qu'un petit bout, mais quand même.

On le voit mieux quand on monte sur le toit.

Et, même si on est loin d’Ouled Emgatel, ça nous réchauffe le cœur.

Parce que, sur le mont Zalagh, il y a…

… une route.

Et au bout de cette route il y a…

… une maison (photo prise avant les pluies, évidemment.)

mardi 3 mars 2009

Une promenade dans le mellah de Fès, et des lunettes

C’est là qu’on les trouve, au fond de cette impasse, à côté de ce petit hôtel, dans le mellah de Fès…

 

Elles nous font de l’œil, elles nous font pitié, elles nous amusent....


Et elles auraient bien besoin d’un bon docteur.

 - Vous pouvez faire une promenade virtuelle dans le Mellah de Fès en cliquant ici. Promis, vous ne le regretterez pas, et, en regardant bien, vous verrez peut-être nos chères éclopées…

dimanche 1 mars 2009

Elles aussi, elles ont un docteur

Théières estropiées, désossées, démembrées, amputées d’un bec ou d’une patte (parce que, par exemple, on les a mises sur le feu sans les avoir remplies d’eau – ce qui ne m’est jamais arrivé de faire), venez vite, approchez, regardez, là, au coin de la rue, il est là.

Le docteur.

 

(En tout cas, aucune chance d’apercevoir ça par la fenêtre à Ouled Emgatel – et dire que j’y ai laissé toutes mes théières fatiguées…)

samedi 28 février 2009

Oui, je sais...

Oui, je sais, comme ça, on dirait que le blog s’enlise dans la boue d’Ouled Emgatel… Qu’il y a si peu de photos, si peu de choses à raconter sur notre chère campagne.

Et c’est un peu vrai. Un peu.

Car on n’y va plus très souvent – vous savez pourquoi.

Mais en même temps, dans notre appartement de Fès, ravagé par la moisissure –si ! Argh ! Une malédiction semble t-il ! – on fait des plans pour reconquérir notre maison.

Peindre les murs, réparer les toits, nettoyer le jardin, combler les fissures, refaire les sols, mettre les pieds et les mains dans la boue, laver les meubles. Entre autres.

(Et évidemment on fait aussi des plans pour gagner tout l’argent qu’il va falloir pour peindre, réparer, nettoyer…)

 

Elle est là, au fond de la vallée, et un jour on y arrivera !

samedi 7 février 2009

Les pieds dans l'eau

C’est ce qui nous arrive en ville quand il  pleut. Fès est pleine de flaques d’eau.

Notez que c’est mieux que les pieds dans la boue – ce qui nous arrive à Ouled Mgatel quand il pleut.

Et qu’en plus, dans une très grande flaque d’eau comme celle-là, on peut rincer des navets et des carottes.

Bensouda, Fès

jeudi 5 février 2009

Entre deux averses

On file à Ouled Emgatel et on se rend compte que tout est toujours aussi beau.

Que la maison souffre toujours, mais qu’on l’a bien soignée.

Qu'un tout petit ruisseau est né près de la maison.

Bien sûr, il y a plein de  trous dans notre toit… 

Mais on a aussi ça.

C’est pas si mal.

Les animaux d'Ouled Emgatel

Le jardin d'Ouled Emgatel

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