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mercredi 9 juillet 2008

La saison des câpres

Depuis 10 jours maintenant, il fait plus de 40 degrés à la campagne… de temps en temps le chergui, le vent chaud qui vient du Sahara, souffle et rend toute tentative de mettre le nez dehors très pénible.

Heureusement que la paille et la terre dont est faite notre maison nous isolent de la chaleur. Les nuits sont en tout cas moins difficiles qu’à Fès.

Notre jardin souffre de toute cette chaleur. Malgré notre citerne et nos bassins de phyto-épuration, on manque d’eau. Les bassins, d’ailleurs, sont vides, l’eau s’y évapore quasi instantanément.

Une seule plante semble être adaptée à ce climat.



Les câpriers ne font rien comme personne et poussent au moment où les autres plantes meurent. Une fois que la moisson est terminée, on voit dans les champs ces touffes de verdures, qui grossissent chaque semaine. Apparemment, moins il y a d’eau et plus les câpriers sont contents.

Si on observe les collines autour de notre maison, on s’aperçoit que souvent les câpriers poussent en lignes bien parallèles, comme si ils avaient été plantés par l’homme (ce qui a peut-être été le cas, il y a longtemps).

Les habitants d’Ouled Emgatel profitent bien sûr de cette plante indestructible.

Ils ne la consomment pas cependant.



Le câprier produit de nouvelles câpres chaque semaine. Ah oui, tiens, est-ce que vous savez au juste ce que sont les câpres? Ce ne sont pas les fruits du câprier, mais les boutons de ses fleurs. Les fleurs sont très jolies, et ont une odeur délicieuse.



Les gens ici cueillent les câpres quand elles sont déjà grosses, et ils les vendent au marché. Elles commencent leur long voyage vers l’Asie, où elles seront consommées. Cette année, elles sont achetées 15 dirhams (1,40 euros) aux paysans qui les cueillent. Et croyez-moi, c’est vraiment pénible à cueillir

Le câprier a des épines qui blessent. En plus, il y a peu de câpres sur chaque buisson. La cueillette est donc longue. Et se fait chaque semaine.

Je m’y suis mise, parce que évidemment j’avais cette idée de faire plein de bocaux de câpres… mais hum, disons que je ne me suis pas acharnée.

Résultat au bout de 20 minutes de cueillette :



Un peu décevant quand même, non ? Bon, évidemment, je n’ai cueilli que les plus petites, et elles sont moins nombreuses et plus proches des épines que les grosses que nos voisins récoltent.

J’ai mis tout ça dans un bocal, mais j’hésite à vous donner la recette tant qu’on ne les a pas goutées…

1 commentaire:

Jean-Luc Vautravers a dit…

Ca donne vraiment envie de planter un câprier ! Je vais essayer de m'y mettre... mais je suis peut-être un peu trop au sud http://ksarmaroc.blogspot.com

Bravo pour votre écriture : rapide et drôle.