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lundi 29 décembre 2008

Excursion à Ouled Emgatel

Malgré les pluies, notre emploi du temps très chargé, malgré la voiture qui n’aime pas du tout la piste –surtout quand elle est détrempée - , il fallait quand même qu’on y rentre une dernière fois avant d’aller passer les fêtes en France, à Ouled Emgatel…

D’autant plus qu’on avait amené ça à l’appartement avec nous :

... et qu’il fallait qu’on les retourne à leur Ouled Emgatel adoré – Bachir, Fouad, et les milliers d’insectes qui peuplent la maison et le jardin leur manquaient trop.

Alors on a mis les chats dans une boite, la boite dans la voiture, et on est partis vers notre campagne.

On s’est vite rendus compte qu’on ne pourrait pas aller jusqu’à la maison en voiture. La piste était mouillée, et souvent recouverte de boue.

La voiture a été garée au sommet de la colline, Fred a attrapé la boite avec les chats dedans, et on a descendu le chemin qui mène, 500 mètres plus bas, à notre maison.

Et malgré les pluies, malgré notre vie qui nous entraîne de plus en plus souvent vers Fès, malgré la voiture qui se fatigue parfois de nous y amener, Ouled Emgatel est resté généreux avec nous.

Comme ce chemin.

Et ces agaves.

Généreux, comme ce champ de fèves.

Ces champs d’oliviers, cette montagne.

Et même cette maison inhabitée,

et ce figuier, transformé par l'hiver,

nous ont accueilli, nous ont apaisés.


(et en rentrant, évidemment, la voiture s'est embourbée dans la boue de la piste. Mais, évidemment, les enfants d'Ouled Emgatel et leurs instituteurs nous ont aidés.)

mercredi 17 décembre 2008

Célèbre !


On l’arrête dans la rue pour lui dire qu’on l’aime.

On le reconnaît partout où on va.

Son Facebook est maintenant au bord de l’implosion.

Et cette semaine, de nombreux lecteurs sont arrives sur mon blog en cherchant son nom.

A cause de quoi?

A cause de ça. Si vous avez 2M monde, vous pouvez regarder, vendredi après-midi.

Et quand vous le verrez dans la rue - de ce côté-ci de la Méditerrannée, ou de l'autre - vous le reconnaîtrez…


Fred au festival de Fès

Le 22/12 : Voilà ce qui s'est passé quand on est rentrés en France vendredi.

On a pris un taxi à Fès, et le chauffeur de taxi a reconnu Fred.

A l'aéroport, le douanier a reconnu Fred.

Et dans l'avion... eh oui, le steward a reconnu Fred.

samedi 6 décembre 2008

En route pour Ouled Emgatel

Enfin, nous partons passer le week-end à Ouled Emgatel. Où nous attendent Bachir et Fouad, les chats, le jardin, la chienne Lisa, et... la pompe et la batterie, en panne. Grrr.
Mais malgré des conditions matérielle toujours un peu... hmm... difficiles, je me réjouis de rentrer.
Regardez un peu ce qui nous attend : (avec du soleil, j'espère !)



Passez un bon week-end !

jeudi 4 décembre 2008

Je ne vous ai pas raconté...

... la première nuit dans notre appartement.

Disons que c'était un peu...





 ( avec l'aide de ce breuvage doré et d'un chauffage formidable -parce qu'il fait bien  plus froid ici qu'à Ouled Emgatel)



... magique.

dimanche 30 novembre 2008

La dernière nuit


Enfin. On a trouvé un appartement à Fès (mais on n'abandonne pas Ouled Emgatel pour autant, quelle idée !). Adieu donc l’hôtel.

Et c’était hier pour moi la dernière nuit…

… par là-bas…

 

… pas très loin de lui…

 

… derrière ça…

 

…la dernière nuit…

… la dernière fois.

vendredi 28 novembre 2008

Regardez

Vous voyez bien qu’elle n'a pas tant souffert.

Vous voyez bien qu’Ouled Emgatel a bien changé (de couleur).

Vous voyez bien que,  juste pour nous faire plaisir, l’herbe a décidé de pousser sur la terre et aussi sur le toit – quelle générosité !

Vous voyez bien que la chienne Lisa nous est toujours fidèle, malgré nos absences prolongées.

Vous voyez bien que, même si la pluie ne l’a -ne nous a- pas épargnés, la maison est toujours belle.

jeudi 20 novembre 2008

Et à Ouled Emgatel....

Tout va merveilleusement bien.


Les choux, les salades, les arbres et les chats poussent.

On aperçoit maintenant au loin les montagnes enneigées.

La maison n’est pas trop abimée.

Et même le petit chien qui avait avalé le chat Mioche a eu la gentillesse de le recracher –vivant.

Donc.

Il n’y a pas de quoi se plaindre.

Oui. Tout va bien.

(sauf la route).

dimanche 2 novembre 2008

Si j'avais des ailes

Bloquée dans un hôtel au confort spartiate, au centre ville de Fès, obligée d’aller travailler (vous vous rendez compte ?), éloignée de ma maison par la pluie qui ne cesse de tomber, mon esprit vagabonde pourtant souvent du côté d’Ouled Emgatel.

 Et si j’avais des ailes, je verrais peut-être…

 

les choux et les salades que j’ai plantés avant la pluie pousser, pousser…

 

un gecko hanter la maison la nuit

les habitants discrets du jardin faire leur travail

moins discrètes, les dindes, terrorisant tout ce qui bouge

les moutons de notre petit voisin, trop près de notre maison (ils adorent notre jardin…)

... et le petit Mioche, dans ses entreprises absurdes...

mardi 28 octobre 2008

Une maison de rêve - et pas de route pour y aller

Cela fait bientôt trois semaines que nous vivons à l’hôtel… et on y est pour encore un petit bout de temps.
Les fortes pluies de ces dernières semaines ont endommagé la route qui mène à notre maison. Bon, d’accord, ce n’est pas exactement une route – plutôt une piste. Cette piste est maintenant recouverte de boue, qui n’est pas un problème quand elle est sèche. Mais quand il pleut… on s’embourbe… et il faut espérer qu’un tracteur soit dans les parages.

Donc voilà. C’est une drôle de situation. Un peu absurde. Trois pistes mènent à notre maison. Mais toutes sont impraticables dès qu’il pleut.


C’était prévisible, me direz-vous? Et bien non. Cela fait des décennies qu’il n’a pas autant plut au Maroc.
Heureusement que nous avons des amis fidèles à Ouled Emgatel, qui s’occupent de la maison et donnent à manger aux chats.

Et ne vous inquiétez pas – la maison tient le coup !



Depuis le début du mois d'octobre, il pleut au Maroc comme il n’a pas plut depuis 30 ans. Des dizaines de personnes sont mortes dans le nord et le sud du pays, noyées ou frappées par le tonnerre. Ici, à Ouled Jamaa, de nombreuses maisons construites près du fleuve Sebbou ont été complètement innondées. Et pire – selon les météorologues, d’autres pluies dévastatrices sont à prévoir pour les semaines à venir.

samedi 18 octobre 2008

Trop loin d'Ouled Emgatel

Désolée, mais j’ai pas eu trop le cœur à bloguer ces derniers temps… Trop de travail, trop de jours passés loin de la maison et surtout trop de pluie… Entre autres… Mais ne désespérez pas, vous aurez de nos nouvelles bientôt !

Et pendant ce temps, à Ouled Emgatel, on fait la récolte des olives…



dimanche 5 octobre 2008

Renouveau




La pluie a fait naître ces brins d’herbe, les premiers après 4 mois d’été… 

samedi 4 octobre 2008

Après le déluge - les photos

Quand nous sommes rentrés de Fès samedi dernier, l’orage est arrivé en même temps que nous.

Nous avons laissé la voiture chez un voisin, la piste qui mène à notre maison étant absolument impraticable par temps de pluie.

Et voilà dans quel état je suis arrivée à la maison.A ce moment-là, je pensais que le pire était derrière nous…

Et ensuite il a encore plu, plu, plu et replu…

 

Transformant le paysage…

 

Et la maison...

Créant un torrent pour une nuit…

 

Rendant les routes impraticables… sauf pour la chienne Lisa, qui nous accompagne toujours sur quelques kilomètres quand on va à Fès (à croire qu'un jour elle y arrivera en même temps que nous...), et que la boue n’a pas trop perturbée.

lundi 29 septembre 2008

Après le déluge

Drôle de réveil ce matin pour les habitants de Ouled Emgatel… Trois violents orages ont provoqué des inondations, coulées de boue… Le talweg près de la maison s’est transformé en torrent furieux. Rien de dangereux, mais très impressionnant. Bien sûr, on n’a pas très bien dormi cette nuit. La voiture était garée en bas, près de la piste (praticable par temps de pluie, contrairement au chemin de terre qui mène chez nous). Heureusement. J’ai pu aller au boulot ce matin. Malgré les coulées de boue sur la route.

Mais notre maison…

Elle a souffert.

Il faut que dire que c’est en partie de notre faute. Normalement, il faut refaire tous les crépis extérieurs et les toits en fin d’été. On a tardé.

Et le mur le plus fragile a fuit. Un mini torrent de boue s’est déversé dans ce qui sera notre salle de sport (et oui..), par le mur. C’était flippant. Et pour faire bonne mesure, le plafond de la cuisine a décidé de suinter méchamment lui aussi.

La maison a tenu cependant. Pas de gros dommages, bien qu’elle ait un peu changé de visage.

Quand aux vêtements que j’avais oubliés sur la corde à linge (c’est pas très malin, je vous le fais pas dire), ils ont fini dans la coulée de boue.

 

J’ai pris des photos de tout ça, mais comme j’ai oublié le câble de mon appareil à la maison (et qu’on va attendre que la boue sèche avant de rentrer…), je n’ai pas d’images à vous montrer pour l’instant.

 

Vous n’avez qu’à imaginer. C’est si pas dur. Souvenez vous, le mot clé ici c’est : BOUE.

mercredi 24 septembre 2008

Invasion

Elles sont de retour.

Prêtes à nous envahir de nouveau.

Décidées à ne plus se laisser pourchasser.

Et muettes, elles nous fixent pendant des heures.

Inquiétantes.

Heureusement, le chat Mioche veille.

mardi 16 septembre 2008

Le souk des pieds nus

Comment acheter des meubles à Fès avec un budget très limité ? Vous pouvez aller au souk du Mellah ou à Bab Ftoh. Mais l’endroit le plus secret est le souk des pieds nus, Souk l Hafa.


Et nous y sommes allés – et nous nous y sommes perdus.

Le souk des pieds nus est la destination ultime de tous les meubles orphelins, cassés, démembrés, oubliés, de Fès.


C’est donc souvent très mal rangé.


Dans certaines allées, il semble très improbable que quelqu’un ait un jour pitié de ces meubles et décide d’en acheter.


Dans d’autres, une succession de chambres à coucher désertes et touchantes.






Et quand nous avons trouvé notre bonheur –une commode pour la cuisine - , un gecko solitaire pointe son nez et nous salue.



Le souk l Hafa se trouve à Bendebbab, un quartier de Fès. Et si cette visite vous a plu, n’hésitez pas à vous promener dans le souk rural de Qaria Ba Mohammed.

mercredi 10 septembre 2008

Ouled Emgatel et son passionné des Hamadchas

Voici ce qui a paru il y a une semaine dans l'Economiste :

Photo : Sandy McCutcheon


Frédéric Calmès, un passionné de Hmadchas

Il chante avec eux depuis 2002

· Son ambition: Contribuer à préserver ce patrimoine culturel


· 1.000 Hmadchas à Fès dans les années 50, à peine 30 aujourd’hui


«Mon plus grand souhait est de contribuer à la préservation de la confrérie soufie des Hmadchas, un élément important du patrimoine culturel marocain». Frédéric Calmès, musicien chanteur, se bat pour valoriser et promouvoir tous les Hmadchas du Maroc et en particulier ceux de Fès. Installé dans la région de la capitale spirituelle depuis six ans, ce jeune français, âgé de 30 ans à peine, est passionné et spécialisé de musique arabe. Il a également étudié la musicologie en France.
Joueur de luth, guembri, violon et guitare, il a commencé à gratter à l’âge de 12 ans. Très vite, il s’oriente vers la musique arabe. «C’est une musique vivante et populaire, qui se transmet oralement et s’apprend directement, sans partition», explique-t-il.
Parallèlement à ses études de musicologie à Nancy en France, il effectue une série de stages et de formations en musique arabe. A l’âge de 24 ans, il décide de quitter sa France natale pour venir s’installer au Maroc, apprendre l’arabe, se perfectionner en musique locale et s’imprégner de la culture marocaine. «J’ai choisi le Maroc parce que ce pays est un carrefour de cultures arabe, berbère, africaine et andalouse. Cette richesse culturelle est particulièrement présente à Fès», soutient le musicien.
Dès son arrivée au Maroc, Frédéric fait une rencontre qui va changer sa vie. Il croise la route du Moqaddem Abderrahim Amrani Marrakchi, un des derniers chefs de groupe de la confrérie des Hmadchas. «Il m’a joué sa musique et me l’a décrite. J’en suis très vite tombé amoureux. Il a accepté de me l’apprendre et depuis, je fais partie du groupe. Je joue et chante avec eux et participe à tous leurs rituels, soit comme danseur et percussionniste, soit comme chanteur et joueur de luth», témoigne Calmès.
En parallèle, le musicien effectue des recherches sociologiques sur la confrérie. D’après lui, il s’agit d’une musique complètement étonnante, avec des rythmes uniques, et une très belle poésie. En tant que chercheur, il s’efforce de comprendre et de décrire la confrérie et ses activités, dans un site créé à cet effet (www.hamadcha-fès.com)
Pour un bref historique, c’est Sidi Ali Ben Hamdouche qui a fondé la confrérie il y a 300 ans, du temps du règne du sultan Moulay Ismaïl.
Aujourd’hui, Frédéric s’est fixé comme objectif de contribuer à préserver ce patrimoine culturel que constitue la confrérie des Hmadchas. «Le Maroc poursuit un processus de modernisation qui entraîne un recul important des pratiques traditionnelles au profit de comportements et d’activités nettement influencées par l’Occident. Dans ce cadre, la place faite aux confréries ne cesse de se réduire», regrette-t-il. Dans les années 50, l’on comptait environ 1.000 hmadchas à Fès, alors qu’aujourd’hui, ils ne sont plus que 30.
Activement engagé en leur faveur, il essaye de les faire jouer dans les festivals et de les faire connaître.
En plus d’être musicien, Frédéric a aussi des talents de conteur. Il raconte essentiellement les histoires de la confrérie en français, mais aussi en arabe. Avec le groupe, il a créé un spectacle de contes et rituels soufis, qu’il envisage de présenter dans le cadre de tournées au Maroc, en France et dans d’autres pays.
Outre la musique, Calmès a une autre passion: la campagne. Il a donc construit de ses propres mains une maison en pleine nature en terre et mottes de paille, à 35 km de Fès. Il y vit avec sa compagne, Marie, à la mode campagnarde et en totale autonomie. «Nous utilisons de l’énergie solaire et consommons l’eau du puits, filtrée sur place…», raconte-t-il.
Appréciant le calme et la tranquillité, il ne quitte son havre de paix que pour aller à Fès à la rencontre des Hmadchas ou pour donner des cours d’arabe, de français, de musique, de contes dans des lycées et instituts à Fès et Meknès. C’est ce qui lui permet de gagner sa vie, puisque sa participation à la confrérie ne lui rapporte pas grand-chose.
Frédéric Calmès est de confession chrétienne, ce qui ne l’empêche pas de jouer avec les Hmadchas. «En restant chrétien, j’ai ressenti cette rencontre avec eux de manière forte et profonde. C’est un vrai partage, porteur d’un message de paix, de tolérance et d’ouverture. Nous sommes tous unis par la même volonté de vivre en paix», explique-t-il. A l’avenir, ce fervent défenseur de Hmadchas espère continuer à vivre au Maroc, où il semble bien avoir trouvé son bonheur.

Nadia BELKHAYAT

Source : site web de l'Economiste

Plutôt cool, non?

dimanche 7 septembre 2008

Un thé à Ouled Emgatel

Des verres à thé, des théières, et des plateaux. Faits avec la terre grise des champs d’Ouled Mgatel.

Beaucoup de théières en fait – ces enfants devaient avoir soif quand ils ont fabriqué ce service à thé miniature. Il faut dire que ça peut être très ennuyeux de surveiller les chèvres et les vaches.



Vous voulez voir ça de plus près ?




Et puisqu’à Ouled Emgatel les vœux sont souvent exaucés, un véritable goûter a été servi – du vrai lait à la pomme dans des vrais verres avec des vrais gâteaux.




Les petits bergers s’amusent, et leurs troupeaux s’éparpillent autour de notre maison.


Et si vous voulez savoir à quoi ressemble la vie d'un enfant à Ouled Emgatel, lisez - ou relisez - ceci.