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mardi 29 avril 2008

Photo de la maison 28/04/08


Sur la terrasse

Imaginez-vous le chant des oiseaux en plus...

samedi 26 avril 2008

Une maison en terre qui respire

J’habite dans une maison en terre. Il y a de la paille dans les murs, de la boue séchée sous nos pieds, des roseaux au-dessus de nos têtes.

Et la fenêtre de notre cuisine s’ouvre dans les champs.

Il y a des choses auxquelles il faut s’habituer cependant. De drôles de trucs peuvent se produire. Du blé pousse sur le toit. Des oiseaux font leur nid sous les poutres. Non, en fait toute la maison est un gigantesque nid pour les oiseaux. Des vers de terre, ça peut arriver, font des petits trous dans le sol des toilettes. Cela s’est produit une fois, et malheureusement les vers de terre sont de retour, parce que le sol est trop humide. Il a plu beaucoup récemment, et la maison a un peu de mal à s’en remettre. On compte sur le soleil marocain de l'été pour réchauffer la maison et définitivement résoudre le problème des vers de terre.

La maison a beaucoup d’habitants, en plus de nous. Beaucoup d’insectes. C’était un peu – beaucoup- effrayant au début, bien qu’il n’y ait pas de trop grosses araignées. Mais maintenant on est habitués, et quand je vois un insecte bizarre qui n’existe pas en France, je cours chercher mon appareil-photo.

Certains animaux, évidemment, ne sont pas les bienvenus du tout. Les souris par exemple. Elles font leur maison dans les toits et adorent les pâtes que nous avons achetées au supermarché à Fès. Les murs sont faits de terre, vous savez, et cela peut rapidement devenir un labyrinthe à souris. On a demandé à Bachir que faire et il a simplement répondu qta (chat). On a donc adopté deux chatons, et on espère que les souris vont déménager rapidement.

Une maison en terre ça vit, ça bouge un peu, ça vieillit et ça change chaque jour. Et c’est très bien, parce que comme ça on ne s’ennuie jamais. Quand on a passé sa vie dans du béton, comme la plupart d’entre nous, c’est une source d’émerveillement continue. Et quand il y a des problèmes – les susdites souris, une fuite dans le toit, quelque chose qui s’écroule un peu quelque part - c’est très facile à arranger. Il n’y pas besoin d’appeler un charpentier ou un maçon. Les enfants de nos voisins savent comment réparer tout ça. En fait, ici tout le monde sait comment construire une maison.

Hum. Et dire que je ne sais même pas comment changer une bouteille de gaz !

jeudi 24 avril 2008

Une maison en terre dans les oliviers

La maison est entourée d’oliviers. Et nous avons de la chance. Parce que, voyez- vous, il y a eu un massacre.

Cela s’est passé dans les années 80. Il y a eu une sécheresse terrible au Maroc. Les melons, les courgettes, le blé qui abondaient auparavant dans les champs ne poussaient plus. Les gens commencèrent à fuir les campagnes pour s’installer dans les grandes villes. Fès, Meknès et Casablanca gagnèrent des dizaines de milliers d’habitants. Ceux qui restèrent à la campagne devaient trouver un moyen de se nourrir. Il n’y avait plus d’eau, donc plus de melons, plus de blé, plus de fèves. Ils décidèrent alors de vendre le bois des oliviers, et de couper les arbres qui les nourrissaient. Les collines se dépeuplèrent. Un véritable drame écologique.

Mais les arbres continuent à nourrir les gens. Depuis le petit-déjeuner jusqu’au diner. Pas de véritable repas sans l’olivier. C’est quelque chose que il m’a fallut apprendre ici. Une omelette n’est pas bonne si elle n’est pas recouverte de 2 cm d’huile d’olive. Cette règle vaut aussi pour les tajines... Donc si vous comptez passer un jour par chez nous, il vaut mieux que vous aimiez les olives!

Revenons à nos arbres. Quelques uns furent laissés. Heureusement, il y a un champ de ces rescapés près de notre maison. Ils nous appartiennent pas cependant. Ce sont la propriété d’une fassie, la petite-fille d’un pacha. Evidemment, lors de la sécheresse, les gens riches n'ont pas eu à couper leurs arbres. Et ils sont très majestueux :

Nous avons replanté quelques arbres – et ce n’est qu’un début, on espère. Ils ont deux ans maintenant. Et ils ont des fleurs. Donc, potentiellement, on aura des olives. Enfin, c’est ce qu’on espérait. Mais des vents violents ont soufflé sur la région dernièrement, et c’est très mauvais pour les oliviers. Les fleurs se détachent des tiges et s’envolent. C’est dommage, mais très beau :


Des étoiles sur la terre

samedi 19 avril 2008

Photo de la maison 19/04/08

De ce point de vue, on dirait une drôle de forteresse, ou bien un bateau... avec en guise de pavillon du linge séchant sur une corde !

jeudi 17 avril 2008

Une maison en terre pleine d'animaux

Tout à coup la maison d'Ouled Emgatel était envahie d'animaux.

On avait tout d'abord repéré un drôle insecte dans la cuisine.

Depuis qu'on avait construit les bassins d'épuration de l'eau, on voyait de plus en plus de crapauds, souvent un peu suicidaires, que l'on repêchait et laissait sécher au soleil.


La petite tortue avait disparu, et on se disait qu'elle réapparaîtrait peut-être un jour. En attendant on en avait acheté une grosse au marché. Elle avait bon appetit et elle était accompagné d'un copain.


Certains animaux semblaient nés pour vivre dans notre maison toute blanche.

lundi 14 avril 2008

Une maison en terre dans les nuages

Bachir et Fouad sont des artistes de la chaux.
A notre retour de Fès nous avons retrouvé une maison immaculée.
Regardez plutôt :




Et la petite collection d'instruments de Fred s'est installée sur nos murs tout blancs.

vendredi 11 avril 2008

Jour de pluie à Ouled Emgatel

La pluie s'annonçait à Ouled Emgatel.


Et elle se mit à tomber vraiment très fort. Ne vous inquiétez pas, une maison en terre ça ne fond pas comme ça.


Bientôt des animaux se réfugièrent sous le préau.


Quand à la chienne Lisa, elle ne voyait pas ça d'un bon œil.

jeudi 10 avril 2008

A Ifrane : un sacré dépaysement

J'avais besoin de consulter des livres en anglais, et Fred avait une demi-journée de libre.
On était donc partis à Ifrane, dans les montagnes, où apparemment on pouvait trouver beaucoup de livres.
Un échange de mails avec un responsable de la bibliothèque avait précédé cette expédition. Il fallait montrer patte blanche. Ici on ne trouvait que des Américains et des gens riches. Cela ne ressemblait pas, mais alors pas du tout, à Ouled Emgatel.


On était un peu perdus. Se trouvait-on en Suisse...


... ou en Amérique du Nord?


Ah non, une mosquée avec des tuiles vertes. C'était bien toujours le Maroc.


Les résidences des étudiants émergeaient de la forêt.


Dans la bibliothèque, il y avait de jeunes américains qui étudiaient, des marocaines qui révisaient leurs cours en rigolant en trois langues, et de beaux ordinateurs.

La moquette était épaisse, et de belles couvertures étaient accrochées au mur.


On y a même vu Gandhi.


Université Al Khawayn, Ifrane. Visitez son site internet.

vendredi 4 avril 2008

Les yeux au ciel

Quel bonheur d'habiter à côté de ces vieux oliviers...

Par terre, c'est pas mal non plus en ce moment.



OK, celles-là, c'est nous qui les avons plantées.


Pas celles-ci, elles sont nées au milieu des fèves :


Parfois la splendeur tombe du ciel (oui, et parfois nous faisons des travaux et mettons des gants tout sales, sans penser que ça fera moche sur la photo) :


jeudi 3 avril 2008

Mais c'est que ça pousse vite !

A Ouled Emgatel, on n'a pas la télé, mais il y a truc encore mieux à faire: regarder le jardin pousser.
On connaît tout par cœur à force, et on détecte le moindre petit changement, comme par exemple l'arrivée de cette petite courge:


On va vérifier que les petites pousses de concombre prennent tranquillement le soleil du petit matin...


... et on les retrouve le soir, toutes poussées, et rejointes par une troisième ! (photos réalisées sans aucun trucage)


Tout cela est un peu étourdissant. Allons voir les courgettes. En voilà une déjà un peu vieille, et élégante.


Elle nargue la coriandre qui, en rang d'oignon, attend de prendre elle aussi un peu de hauteur.