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lundi 29 septembre 2008

Après le déluge

Drôle de réveil ce matin pour les habitants de Ouled Emgatel… Trois violents orages ont provoqué des inondations, coulées de boue… Le talweg près de la maison s’est transformé en torrent furieux. Rien de dangereux, mais très impressionnant. Bien sûr, on n’a pas très bien dormi cette nuit. La voiture était garée en bas, près de la piste (praticable par temps de pluie, contrairement au chemin de terre qui mène chez nous). Heureusement. J’ai pu aller au boulot ce matin. Malgré les coulées de boue sur la route.

Mais notre maison…

Elle a souffert.

Il faut que dire que c’est en partie de notre faute. Normalement, il faut refaire tous les crépis extérieurs et les toits en fin d’été. On a tardé.

Et le mur le plus fragile a fuit. Un mini torrent de boue s’est déversé dans ce qui sera notre salle de sport (et oui..), par le mur. C’était flippant. Et pour faire bonne mesure, le plafond de la cuisine a décidé de suinter méchamment lui aussi.

La maison a tenu cependant. Pas de gros dommages, bien qu’elle ait un peu changé de visage.

Quand aux vêtements que j’avais oubliés sur la corde à linge (c’est pas très malin, je vous le fais pas dire), ils ont fini dans la coulée de boue.

 

J’ai pris des photos de tout ça, mais comme j’ai oublié le câble de mon appareil à la maison (et qu’on va attendre que la boue sèche avant de rentrer…), je n’ai pas d’images à vous montrer pour l’instant.

 

Vous n’avez qu’à imaginer. C’est si pas dur. Souvenez vous, le mot clé ici c’est : BOUE.

mercredi 24 septembre 2008

Invasion

Elles sont de retour.

Prêtes à nous envahir de nouveau.

Décidées à ne plus se laisser pourchasser.

Et muettes, elles nous fixent pendant des heures.

Inquiétantes.

Heureusement, le chat Mioche veille.

mardi 16 septembre 2008

Le souk des pieds nus

Comment acheter des meubles à Fès avec un budget très limité ? Vous pouvez aller au souk du Mellah ou à Bab Ftoh. Mais l’endroit le plus secret est le souk des pieds nus, Souk l Hafa.


Et nous y sommes allés – et nous nous y sommes perdus.

Le souk des pieds nus est la destination ultime de tous les meubles orphelins, cassés, démembrés, oubliés, de Fès.


C’est donc souvent très mal rangé.


Dans certaines allées, il semble très improbable que quelqu’un ait un jour pitié de ces meubles et décide d’en acheter.


Dans d’autres, une succession de chambres à coucher désertes et touchantes.






Et quand nous avons trouvé notre bonheur –une commode pour la cuisine - , un gecko solitaire pointe son nez et nous salue.



Le souk l Hafa se trouve à Bendebbab, un quartier de Fès. Et si cette visite vous a plu, n’hésitez pas à vous promener dans le souk rural de Qaria Ba Mohammed.

mercredi 10 septembre 2008

Ouled Emgatel et son passionné des Hamadchas

Voici ce qui a paru il y a une semaine dans l'Economiste :

Photo : Sandy McCutcheon


Frédéric Calmès, un passionné de Hmadchas

Il chante avec eux depuis 2002

· Son ambition: Contribuer à préserver ce patrimoine culturel


· 1.000 Hmadchas à Fès dans les années 50, à peine 30 aujourd’hui


«Mon plus grand souhait est de contribuer à la préservation de la confrérie soufie des Hmadchas, un élément important du patrimoine culturel marocain». Frédéric Calmès, musicien chanteur, se bat pour valoriser et promouvoir tous les Hmadchas du Maroc et en particulier ceux de Fès. Installé dans la région de la capitale spirituelle depuis six ans, ce jeune français, âgé de 30 ans à peine, est passionné et spécialisé de musique arabe. Il a également étudié la musicologie en France.
Joueur de luth, guembri, violon et guitare, il a commencé à gratter à l’âge de 12 ans. Très vite, il s’oriente vers la musique arabe. «C’est une musique vivante et populaire, qui se transmet oralement et s’apprend directement, sans partition», explique-t-il.
Parallèlement à ses études de musicologie à Nancy en France, il effectue une série de stages et de formations en musique arabe. A l’âge de 24 ans, il décide de quitter sa France natale pour venir s’installer au Maroc, apprendre l’arabe, se perfectionner en musique locale et s’imprégner de la culture marocaine. «J’ai choisi le Maroc parce que ce pays est un carrefour de cultures arabe, berbère, africaine et andalouse. Cette richesse culturelle est particulièrement présente à Fès», soutient le musicien.
Dès son arrivée au Maroc, Frédéric fait une rencontre qui va changer sa vie. Il croise la route du Moqaddem Abderrahim Amrani Marrakchi, un des derniers chefs de groupe de la confrérie des Hmadchas. «Il m’a joué sa musique et me l’a décrite. J’en suis très vite tombé amoureux. Il a accepté de me l’apprendre et depuis, je fais partie du groupe. Je joue et chante avec eux et participe à tous leurs rituels, soit comme danseur et percussionniste, soit comme chanteur et joueur de luth», témoigne Calmès.
En parallèle, le musicien effectue des recherches sociologiques sur la confrérie. D’après lui, il s’agit d’une musique complètement étonnante, avec des rythmes uniques, et une très belle poésie. En tant que chercheur, il s’efforce de comprendre et de décrire la confrérie et ses activités, dans un site créé à cet effet (www.hamadcha-fès.com)
Pour un bref historique, c’est Sidi Ali Ben Hamdouche qui a fondé la confrérie il y a 300 ans, du temps du règne du sultan Moulay Ismaïl.
Aujourd’hui, Frédéric s’est fixé comme objectif de contribuer à préserver ce patrimoine culturel que constitue la confrérie des Hmadchas. «Le Maroc poursuit un processus de modernisation qui entraîne un recul important des pratiques traditionnelles au profit de comportements et d’activités nettement influencées par l’Occident. Dans ce cadre, la place faite aux confréries ne cesse de se réduire», regrette-t-il. Dans les années 50, l’on comptait environ 1.000 hmadchas à Fès, alors qu’aujourd’hui, ils ne sont plus que 30.
Activement engagé en leur faveur, il essaye de les faire jouer dans les festivals et de les faire connaître.
En plus d’être musicien, Frédéric a aussi des talents de conteur. Il raconte essentiellement les histoires de la confrérie en français, mais aussi en arabe. Avec le groupe, il a créé un spectacle de contes et rituels soufis, qu’il envisage de présenter dans le cadre de tournées au Maroc, en France et dans d’autres pays.
Outre la musique, Calmès a une autre passion: la campagne. Il a donc construit de ses propres mains une maison en pleine nature en terre et mottes de paille, à 35 km de Fès. Il y vit avec sa compagne, Marie, à la mode campagnarde et en totale autonomie. «Nous utilisons de l’énergie solaire et consommons l’eau du puits, filtrée sur place…», raconte-t-il.
Appréciant le calme et la tranquillité, il ne quitte son havre de paix que pour aller à Fès à la rencontre des Hmadchas ou pour donner des cours d’arabe, de français, de musique, de contes dans des lycées et instituts à Fès et Meknès. C’est ce qui lui permet de gagner sa vie, puisque sa participation à la confrérie ne lui rapporte pas grand-chose.
Frédéric Calmès est de confession chrétienne, ce qui ne l’empêche pas de jouer avec les Hmadchas. «En restant chrétien, j’ai ressenti cette rencontre avec eux de manière forte et profonde. C’est un vrai partage, porteur d’un message de paix, de tolérance et d’ouverture. Nous sommes tous unis par la même volonté de vivre en paix», explique-t-il. A l’avenir, ce fervent défenseur de Hmadchas espère continuer à vivre au Maroc, où il semble bien avoir trouvé son bonheur.

Nadia BELKHAYAT

Source : site web de l'Economiste

Plutôt cool, non?

dimanche 7 septembre 2008

Un thé à Ouled Emgatel

Des verres à thé, des théières, et des plateaux. Faits avec la terre grise des champs d’Ouled Mgatel.

Beaucoup de théières en fait – ces enfants devaient avoir soif quand ils ont fabriqué ce service à thé miniature. Il faut dire que ça peut être très ennuyeux de surveiller les chèvres et les vaches.



Vous voulez voir ça de plus près ?




Et puisqu’à Ouled Emgatel les vœux sont souvent exaucés, un véritable goûter a été servi – du vrai lait à la pomme dans des vrais verres avec des vrais gâteaux.




Les petits bergers s’amusent, et leurs troupeaux s’éparpillent autour de notre maison.


Et si vous voulez savoir à quoi ressemble la vie d'un enfant à Ouled Emgatel, lisez - ou relisez - ceci.

vendredi 5 septembre 2008

Un miracle à Ouled Mgatel

C’est bleu.

C’est rempli d’eau.

C'est un peu magique.



C’est une machine à laver.


La plus petite machine à laver du monde !

Qui, pour nous, à Ouled Emgatel, ressemble bien à un miracle… - vous vous demandez comment on faisait avant? Eh bien, on lavait tout à la main. Et on a fait ça pendant 5 ans. Donc... oui, miracle, le mot n'est pas trop fort !


mercredi 3 septembre 2008

On travaille l'été à Ouled Emgatel

On a peint sa maison en blanc… (euh… pas nous. Pas encore.)


On a construit de drôles de trucs…


C’est comme ça qu’on stocke le foin à Ouled Emgatel.


Chez Mohammed, on a fait une maison pour le tracteur…



... quand à Smaïn, il n'a pas encore fini d’attendre que sa vache mange ce qui reste des câpriers.



lundi 1 septembre 2008